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ECONOMIE


Intel investi l'Europe

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Intel investi en Europe 33 Millards

16

Mars

Intel a officialisé un plan d’investissement massif en Europe. L’entreprise prévoit de débourser 80 milliards d’euros d’ici la fin de la décennie (2030). L’investissement initial est une enveloppe de 33 milliards d’euros. Plus de la moitié de ce budget, 17 milliards d’euros, va servir à la construction d’une nouvelle Mega Fab. Comme le pressentait un rapport de Reuters publié en juin 2021, celle-ci sera bien érigée en Allemagne. Néanmoins, Intel n’a finalement pas choisi la Bavière pour y implanter son usine ; la firme a opté pour la ville de Magdebourg, située dans le Land de la Saxe-Anhalt. Intel propose les rendus ci-dessus de la Mega Fab en question. La société précise que les travaux débuteront au cours du premier semestre 2023. Les premières lignes de production seront opérationnelles fin 2027. Si l’Allemagne rafle la Mega Fab, d’autres pays européens vont également profiter des investissements d’Intel. La France par exemple accueillera un nouveau centre de R&D et de conception. Des fonds supplémentaires seront injectés dans les services de fonderie, fabrication et R&D situés en Irlande, Italie, Espagne et Pologne. Nous détaillons chacun de ses investissements plus loin dans l’article. Pat Gelsinger, PDG d’Intel, déclare : « Les investissements que nous prévoyons constituent une étape majeure tant pour Intel que pour l’Europe. L’EU Chips Act permettra aux entreprises privées et aux gouvernements de travailler ensemble pour faire progresser de façon spectaculaire la place de l’Europe dans le secteur des semi-conducteurs. Cette vaste initiative stimulera l’innovation en matière de R&D en Europe et apportera une fabrication de pointe dans la région, au bénéfice de nos clients et partenaires du monde entier. Nous sommes déterminés à jouer un rôle essentiel dans le façonnement de l’avenir numérique de l’Europe pour les décennies à venir. » Dans l’Hexagone, Intel va déployer un nouveau centre européen de R&D au Plateau de Saclay, un lieu situé à une vingtaine de kilomètres au sud-ouest de Paris. Ce centre deviendra le siège européen d’Intel dans les domaines du HPC et de l’IA en Europe. Une fois terminé, ce centre emploiera 1 000 personnes ; 450 postes seront à pourvoir d’ici fin 2024. En Irlande, les installations d’Intel situées à Leixlip vont recevoir une enveloppe de 12 milliards d’euros. Cette somme permettra notamment de moderniser les processus de fabrication jusqu’à l’Intel 4 (anciennement Intel 7 nm). Du côté de l’Italie, Intel va consacrer, à terme, 4,5 milliards d’euros à la construction d’une usine de fabrication ultramoderne, la première de ce type en Europe selon l’entreprise. L’usine doit être mise en service entre 2025 et 2027. Elle emploiera 1 500 personnes de manière directe et devrait contribuer à la création de 3 500 emplois indirects supplémentaires. Intel compte mettre l’accent sur une collaboration entre Tower Semiconductor et ST Microelectronics. Précisons que ST Microelectronics exploite actuellement une usine de semi-conducteurs à Agrate Brianza. À Gdansk, en Pologne, Intel va augmenter de 50 % l’infrastructure de ses laboratoires dans une optique de développement de solutions dans les domaines des réseaux neuronaux profonds, de l’audio, des centres de données et de l’informatique en nuage. L’expansion devrait être achevée en 2023. Enfin, finissons par l’Espagne. Intel prévoit d’agrandir ses laboratoires du Barcelona Supercomputing Center.



Le Covid c'est pas fini !

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retour du Covid Omicron encore un impact dans la penurie

14

Mars

Alors que les restrictions sont pour ainsi dire toutes levées en France ce 14 mars 2022, les choses sont loin d'être aussi simples en Chine, qui reste l'un des rares (le seul ?) pays à appliquer une politique dite de « zéro virus » face au COVID-19. Cette politique qui a permis de très largement contenir le virus durant ces deux dernières années semble mise à mal par le variant Omicron, toujours plus contagieux. Ces derniers jours, plusieurs foyers épidémiques ont ainsi été repérés dans le pays. La réponse des autorités n'a pas changé et dès lors que des cas sont identifiés, de gigantesques campagnes de tests sont organisées. Elles sont accompagnées de confinements plus ou moins importants. Ainsi, après les écoles de Shanghai, c'est la grande ville de Changchun (9 millions d'habitants) dans le nord du pays qui a été bloquée. Bien que localisées, de telles décisions ont un impact sur l'économie chinoise et son organisation. Les choses prennent toutefois une ampleur bien différente quand le COVID-19 frappe un centre névralgique, la « Silicon Valley » chinoise en l'occurrence. es derniers jours, les cas se sont effectivement multipliés dans le centre technologique de Shenzhen, une ville de 17 millions d'habitants limitrophe de Hong Kong, elle aussi très touchée par le variant Omicron. La réponse des autorités ne s'est donc pas fait attendre : toutes les activités non essentielles doivent cesser au moins jusqu'au 20 mars. La population dans son ensemble va passer par une triple phase de test à grande échelle dans l'idée de bloquer, une fois encore, l'épidémie. Dans l'intervalle, cela va aussi, bien sûr, bloquer une bonne partie de l'industrie de Shenzhen et on pense notamment au secteur des semi-conducteurs, secteur clé pour la cité qui abrite notamment les gigantesques campus de Foxconn, fournisseur principal d'Apple. Les autorités se veulent toutefois rassurantes en indiquant que les productions ont été et seront relocalisées vers d'autres usines pour minimiser l'impact de ces fermetures. Reste que quand on voit les multiples soucis de ces derniers mois, on peut craindre des pénuries. L'exemple d'Apple est à ce titre symptomatique : Hon Hai assemble à Shenzhen 70 % des iPhone du monde entier, il va être difficile de compenser tout cela. Les liens très forts qui unissent Apple à Foxconn, et donc à Shenzhen, ne doivent pas faire oublier que la région héberge bien d'autres entreprises du secteur laissant craindre une désorganisation plus générale.



Nvidia renonce au rachat d'ARM

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Nvidia renonce au rachat d ARM

09

Fevrier

Fin janvier, Bloomberg annonçait que le rachat d’Arm par NVIDIA n’aboutirait pas. NVIDIA et SoftBank Group Corp. ont publié un communiqué de presse officialisant la fin des négociations. Il stipule que « les parties ont convenu de mettre fin à l’accord en raison d’importants défis réglementaires empêchant la concrétisation de la transaction, malgré les efforts de bonne foi des parties ». Cette acquisition était scrutée par les organismes compétents de nombreux pays, notamment du Royaume-Uni, de la Chine, des États-Unis, de l’Union Européenne. Comme l’avait pressenti Bloomberg, SoftBank Group procédera à une introduction en bourse d’Arm. Celle-ci sera finalisée le 31 mars 2023. Jensen Huang, le PDG de NVIDIA, a déclaré (propos traduits) : « Arm a un avenir brillant, et nous continuerons à le soutenir en tant que fier licencié pour les décennies à venir. Arm est au centre de la dynamique de l’informatique. Bien que nous ne formions pas une seule société, nous allons nous associer étroitement avec Arm. Les investissements significatifs réalisés par Masa ont permis à Arm d’étendre la portée du CPU Arm au-delà de l’informatique client, vers les supercalculateurs, le cloud, l’IA et la robotique. Je m’attends à ce qu’Arm soit l’architecture de CPU la plus importante de la décennie. »



Intel investi l'Europe

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Intel investi en Europe 33 Millards

16

Mars

Intel a officialisé un plan d’investissement massif en Europe. L’entreprise prévoit de débourser 80 milliards d’euros d’ici la fin de la décennie (2030). L’investissement initial est une enveloppe de 33 milliards d’euros. Plus de la moitié de ce budget, 17 milliards d’euros, va servir à la construction d’une nouvelle Mega Fab. Comme le pressentait un rapport de Reuters publié en juin 2021, celle-ci sera bien érigée en Allemagne. Néanmoins, Intel n’a finalement pas choisi la Bavière pour y implanter son usine ; la firme a opté pour la ville de Magdebourg, située dans le Land de la Saxe-Anhalt. Intel propose les rendus ci-dessus de la Mega Fab en question. La société précise que les travaux débuteront au cours du premier semestre 2023. Les premières lignes de production seront opérationnelles fin 2027. Si l’Allemagne rafle la Mega Fab, d’autres pays européens vont également profiter des investissements d’Intel. La France par exemple accueillera un nouveau centre de R&D et de conception. Des fonds supplémentaires seront injectés dans les services de fonderie, fabrication et R&D situés en Irlande, Italie, Espagne et Pologne. Nous détaillons chacun de ses investissements plus loin dans l’article. Pat Gelsinger, PDG d’Intel, déclare : « Les investissements que nous prévoyons constituent une étape majeure tant pour Intel que pour l’Europe. L’EU Chips Act permettra aux entreprises privées et aux gouvernements de travailler ensemble pour faire progresser de façon spectaculaire la place de l’Europe dans le secteur des semi-conducteurs. Cette vaste initiative stimulera l’innovation en matière de R&D en Europe et apportera une fabrication de pointe dans la région, au bénéfice de nos clients et partenaires du monde entier. Nous sommes déterminés à jouer un rôle essentiel dans le façonnement de l’avenir numérique de l’Europe pour les décennies à venir. » Dans l’Hexagone, Intel va déployer un nouveau centre européen de R&D au Plateau de Saclay, un lieu situé à une vingtaine de kilomètres au sud-ouest de Paris. Ce centre deviendra le siège européen d’Intel dans les domaines du HPC et de l’IA en Europe. Une fois terminé, ce centre emploiera 1 000 personnes ; 450 postes seront à pourvoir d’ici fin 2024. En Irlande, les installations d’Intel situées à Leixlip vont recevoir une enveloppe de 12 milliards d’euros. Cette somme permettra notamment de moderniser les processus de fabrication jusqu’à l’Intel 4 (anciennement Intel 7 nm). Du côté de l’Italie, Intel va consacrer, à terme, 4,5 milliards d’euros à la construction d’une usine de fabrication ultramoderne, la première de ce type en Europe selon l’entreprise. L’usine doit être mise en service entre 2025 et 2027. Elle emploiera 1 500 personnes de manière directe et devrait contribuer à la création de 3 500 emplois indirects supplémentaires. Intel compte mettre l’accent sur une collaboration entre Tower Semiconductor et ST Microelectronics. Précisons que ST Microelectronics exploite actuellement une usine de semi-conducteurs à Agrate Brianza. À Gdansk, en Pologne, Intel va augmenter de 50 % l’infrastructure de ses laboratoires dans une optique de développement de solutions dans les domaines des réseaux neuronaux profonds, de l’audio, des centres de données et de l’informatique en nuage. L’expansion devrait être achevée en 2023. Enfin, finissons par l’Espagne. Intel prévoit d’agrandir ses laboratoires du Barcelona Supercomputing Center.



Le Covid c'est pas fini !

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retour du Covid Omicron encore un impact dans la penurie

14

Mars

Alors que les restrictions sont pour ainsi dire toutes levées en France ce 14 mars 2022, les choses sont loin d'être aussi simples en Chine, qui reste l'un des rares (le seul ?) pays à appliquer une politique dite de « zéro virus » face au COVID-19. Cette politique qui a permis de très largement contenir le virus durant ces deux dernières années semble mise à mal par le variant Omicron, toujours plus contagieux. Ces derniers jours, plusieurs foyers épidémiques ont ainsi été repérés dans le pays. La réponse des autorités n'a pas changé et dès lors que des cas sont identifiés, de gigantesques campagnes de tests sont organisées. Elles sont accompagnées de confinements plus ou moins importants. Ainsi, après les écoles de Shanghai, c'est la grande ville de Changchun (9 millions d'habitants) dans le nord du pays qui a été bloquée. Bien que localisées, de telles décisions ont un impact sur l'économie chinoise et son organisation. Les choses prennent toutefois une ampleur bien différente quand le COVID-19 frappe un centre névralgique, la « Silicon Valley » chinoise en l'occurrence. es derniers jours, les cas se sont effectivement multipliés dans le centre technologique de Shenzhen, une ville de 17 millions d'habitants limitrophe de Hong Kong, elle aussi très touchée par le variant Omicron. La réponse des autorités ne s'est donc pas fait attendre : toutes les activités non essentielles doivent cesser au moins jusqu'au 20 mars. La population dans son ensemble va passer par une triple phase de test à grande échelle dans l'idée de bloquer, une fois encore, l'épidémie. Dans l'intervalle, cela va aussi, bien sûr, bloquer une bonne partie de l'industrie de Shenzhen et on pense notamment au secteur des semi-conducteurs, secteur clé pour la cité qui abrite notamment les gigantesques campus de Foxconn, fournisseur principal d'Apple. Les autorités se veulent toutefois rassurantes en indiquant que les productions ont été et seront relocalisées vers d'autres usines pour minimiser l'impact de ces fermetures. Reste que quand on voit les multiples soucis de ces derniers mois, on peut craindre des pénuries. L'exemple d'Apple est à ce titre symptomatique : Hon Hai assemble à Shenzhen 70 % des iPhone du monde entier, il va être difficile de compenser tout cela. Les liens très forts qui unissent Apple à Foxconn, et donc à Shenzhen, ne doivent pas faire oublier que la région héberge bien d'autres entreprises du secteur laissant craindre une désorganisation plus générale.



Nvidia renonce au rachat d'ARM

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Nvidia renonce au rachat d ARM

09

Fevrier

Fin janvier, Bloomberg annonçait que le rachat d’Arm par NVIDIA n’aboutirait pas. NVIDIA et SoftBank Group Corp. ont publié un communiqué de presse officialisant la fin des négociations. Il stipule que « les parties ont convenu de mettre fin à l’accord en raison d’importants défis réglementaires empêchant la concrétisation de la transaction, malgré les efforts de bonne foi des parties ». Cette acquisition était scrutée par les organismes compétents de nombreux pays, notamment du Royaume-Uni, de la Chine, des États-Unis, de l’Union Européenne. Comme l’avait pressenti Bloomberg, SoftBank Group procédera à une introduction en bourse d’Arm. Celle-ci sera finalisée le 31 mars 2023. Jensen Huang, le PDG de NVIDIA, a déclaré (propos traduits) : « Arm a un avenir brillant, et nous continuerons à le soutenir en tant que fier licencié pour les décennies à venir. Arm est au centre de la dynamique de l’informatique. Bien que nous ne formions pas une seule société, nous allons nous associer étroitement avec Arm. Les investissements significatifs réalisés par Masa ont permis à Arm d’étendre la portée du CPU Arm au-delà de l’informatique client, vers les supercalculateurs, le cloud, l’IA et la robotique. Je m’attends à ce qu’Arm soit l’architecture de CPU la plus importante de la décennie. »


Intel investi l'Europe

Intel a officialisé un plan d’investissement massif en Europe. L’entreprise prévoit de débourser 80 milliards d’euros d’ici la fin de la décennie (2030). L’investissement initial est une enveloppe de 33 milliards d’euros. Plus de la moitié de ce budget, 17 milliards d’euros, va servir à la construction d’une nouvelle Mega Fab. Comme le pressentait un rapport de Reuters publié en juin 2021, celle-ci sera bien érigée en Allemagne. Néanmoins, Intel n’a finalement pas choisi la Bavière pour y implanter son usine ; la firme a opté pour la ville de Magdebourg, située dans le Land de la Saxe-Anhalt. Intel propose les rendus ci-dessus de la Mega Fab en question. La société précise que les travaux débuteront au cours du premier semestre 2023. Les premières lignes de production seront opérationnelles fin 2027. Si l’Allemagne rafle la Mega Fab, d’autres pays européens vont également profiter des investissements d’Intel. La France par exemple accueillera un nouveau centre de R&D et de conception. Des fonds supplémentaires seront injectés dans les services de fonderie, fabrication et R&D situés en Irlande, Italie, Espagne et Pologne. Nous détaillons chacun de ses investissements plus loin dans l’article. Pat Gelsinger, PDG d’Intel, déclare : « Les investissements que nous prévoyons constituent une étape majeure tant pour Intel que pour l’Europe. L’EU Chips Act permettra aux entreprises privées et aux gouvernements de travailler ensemble pour faire progresser de façon spectaculaire la place de l’Europe dans le secteur des semi-conducteurs. Cette vaste initiative stimulera l’innovation en matière de R&D en Europe et apportera une fabrication de pointe dans la région, au bénéfice de nos clients et partenaires du monde entier. Nous sommes déterminés à jouer un rôle essentiel dans le façonnement de l’avenir numérique de l’Europe pour les décennies à venir. » Dans l’Hexagone, Intel va déployer un nouveau centre européen de R&D au Plateau de Saclay, un lieu situé à une vingtaine de kilomètres au sud-ouest de Paris. Ce centre deviendra le siège européen d’Intel dans les domaines du HPC et de l’IA en Europe. Une fois terminé, ce centre emploiera 1 000 personnes ; 450 postes seront à pourvoir d’ici fin 2024. En Irlande, les installations d’Intel situées à Leixlip vont recevoir une enveloppe de 12 milliards d’euros. Cette somme permettra notamment de moderniser les processus de fabrication jusqu’à l’Intel 4 (anciennement Intel 7 nm). Du côté de l’Italie, Intel va consacrer, à terme, 4,5 milliards d’euros à la construction d’une usine de fabrication ultramoderne, la première de ce type en Europe selon l’entreprise. L’usine doit être mise en service entre 2025 et 2027. Elle emploiera 1 500 personnes de manière directe et devrait contribuer à la création de 3 500 emplois indirects supplémentaires. Intel compte mettre l’accent sur une collaboration entre Tower Semiconductor et ST Microelectronics. Précisons que ST Microelectronics exploite actuellement une usine de semi-conducteurs à Agrate Brianza. À Gdansk, en Pologne, Intel va augmenter de 50 % l’infrastructure de ses laboratoires dans une optique de développement de solutions dans les domaines des réseaux neuronaux profonds, de l’audio, des centres de données et de l’informatique en nuage. L’expansion devrait être achevée en 2023. Enfin, finissons par l’Espagne. Intel prévoit d’agrandir ses laboratoires du Barcelona Supercomputing Center.
16-03-2022


Le Covid c'est pas fini !

Alors que les restrictions sont pour ainsi dire toutes levées en France ce 14 mars 2022, les choses sont loin d'être aussi simples en Chine, qui reste l'un des rares (le seul ?) pays à appliquer une politique dite de « zéro virus » face au COVID-19. Cette politique qui a permis de très largement contenir le virus durant ces deux dernières années semble mise à mal par le variant Omicron, toujours plus contagieux. Ces derniers jours, plusieurs foyers épidémiques ont ainsi été repérés dans le pays. La réponse des autorités n'a pas changé et dès lors que des cas sont identifiés, de gigantesques campagnes de tests sont organisées. Elles sont accompagnées de confinements plus ou moins importants. Ainsi, après les écoles de Shanghai, c'est la grande ville de Changchun (9 millions d'habitants) dans le nord du pays qui a été bloquée. Bien que localisées, de telles décisions ont un impact sur l'économie chinoise et son organisation. Les choses prennent toutefois une ampleur bien différente quand le COVID-19 frappe un centre névralgique, la « Silicon Valley » chinoise en l'occurrence. es derniers jours, les cas se sont effectivement multipliés dans le centre technologique de Shenzhen, une ville de 17 millions d'habitants limitrophe de Hong Kong, elle aussi très touchée par le variant Omicron. La réponse des autorités ne s'est donc pas fait attendre : toutes les activités non essentielles doivent cesser au moins jusqu'au 20 mars. La population dans son ensemble va passer par une triple phase de test à grande échelle dans l'idée de bloquer, une fois encore, l'épidémie. Dans l'intervalle, cela va aussi, bien sûr, bloquer une bonne partie de l'industrie de Shenzhen et on pense notamment au secteur des semi-conducteurs, secteur clé pour la cité qui abrite notamment les gigantesques campus de Foxconn, fournisseur principal d'Apple. Les autorités se veulent toutefois rassurantes en indiquant que les productions ont été et seront relocalisées vers d'autres usines pour minimiser l'impact de ces fermetures. Reste que quand on voit les multiples soucis de ces derniers mois, on peut craindre des pénuries. L'exemple d'Apple est à ce titre symptomatique : Hon Hai assemble à Shenzhen 70 % des iPhone du monde entier, il va être difficile de compenser tout cela. Les liens très forts qui unissent Apple à Foxconn, et donc à Shenzhen, ne doivent pas faire oublier que la région héberge bien d'autres entreprises du secteur laissant craindre une désorganisation plus générale.
14-03-2022


Nvidia renonce au rachat d'ARM

Fin janvier, Bloomberg annonçait que le rachat d’Arm par NVIDIA n’aboutirait pas. NVIDIA et SoftBank Group Corp. ont publié un communiqué de presse officialisant la fin des négociations. Il stipule que « les parties ont convenu de mettre fin à l’accord en raison d’importants défis réglementaires empêchant la concrétisation de la transaction, malgré les efforts de bonne foi des parties ». Cette acquisition était scrutée par les organismes compétents de nombreux pays, notamment du Royaume-Uni, de la Chine, des États-Unis, de l’Union Européenne. Comme l’avait pressenti Bloomberg, SoftBank Group procédera à une introduction en bourse d’Arm. Celle-ci sera finalisée le 31 mars 2023. Jensen Huang, le PDG de NVIDIA, a déclaré (propos traduits) : « Arm a un avenir brillant, et nous continuerons à le soutenir en tant que fier licencié pour les décennies à venir. Arm est au centre de la dynamique de l’informatique. Bien que nous ne formions pas une seule société, nous allons nous associer étroitement avec Arm. Les investissements significatifs réalisés par Masa ont permis à Arm d’étendre la portée du CPU Arm au-delà de l’informatique client, vers les supercalculateurs, le cloud, l’IA et la robotique. Je m’attends à ce qu’Arm soit l’architecture de CPU la plus importante de la décennie. »
09-02-2022