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 Le Coronavirus la faute aux humains

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28

Mars

Au même titre que les traitements du SARS-CoV-2, son évolution constitue un sujet majeur d’étude pour le combattre et prévenir les prochaines épidémies. S’il ne fait aucun doute que le virus prend sa source chez les chauves-souris, l’hôte intermédiaire à l’origine de la transmission humaine agite la sphère scientifique. Certains mettent en cause les serpents, d’autres établissent une relation entre une protéine clé du virus et le VIH-1. Une nouvelle étude réfute les autres et suggère que le pangolin constitue le chaînon manquant entre les chauves-souris et l’homme. Pour mener son étude, le département de bio-informatique et de médecine de l’Université du Michigan s’appuie sur un large volume de données, et des méthodes de bio-informatique précises pour analyser les génomes des virus. Les chercheurs ont ainsi pu mettre en évidence les carences des études précédentes. Les similarités entre le SARS-CoV-2 et le VIH-1 ne sont pas si étonnantes qu’annoncées, les protéines qu’ils partagent sont également communes à de nombreux virus. L’hypothèse du serpent en tant qu’hôte intermédiaire n’a pas résisté à la rigueur des scientifiques qui l’ont attribuée à des erreurs d’analyse. L’analyse des séquences ADN et des protéines prélevées dans les poumons d’animaux malades suggère que le pangolin est à l’origine de la transmission à l’Homme. Les protéines de l’animal sont en effet identiques à 91 % aux protéines du virus humain. D’autre part, la fameuse protéine « spike » qui permet au virus de se propager ne présente que cinq différences d’acides aminés par rapport au CoV-2 du SRAS. Tout porte à croire que le pangolin est effectivement le chaînon manquant entre l’animal à l’Homme. Les chercheurs n’excluent pas pour autant l’existence d’autres hôtes intermédiaires. C’est malheureusement lorsque la situation devient critique que les lanceurs d’alertes et la communauté scientifique sont entendus. Depuis plusieurs années, Bill Gates avertit le monde des risques de propagation d’une maladie infectieuse. Malgré les épidémies de SRAS de 2003 et de H1N1 en 2009, la communauté internationale a encore tardé à réagir et à mettre en place des mesures efficaces. Les efforts menés actuellement par les chercheurs répondent au besoin de traitement, mais aussi à prévenir la prochaine pandémie. Reste à savoir s’ils seront suivis d’effets. Sans stigmatiser les Chinois et leurs habitudes alimentaires, après tout certains mangent des grenouilles et des escargots, il faudra néanmoins tirer les leçons de la crise sanitaire que nous traversons. Un exercice qui s’annonce périlleux pour la sphère politique en général.



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Le Coronavirus la faute aux humains

Au même titre que les traitements du SARS-CoV-2, son évolution constitue un sujet majeur d’étude pour le combattre et prévenir les prochaines épidémies. S’il ne fait aucun doute que le virus prend sa source chez les chauves-souris, l’hôte intermédiaire à l’origine de la transmission humaine agite la sphère scientifique. Certains mettent en cause les serpents, d’autres établissent une relation entre une protéine clé du virus et le VIH-1. Une nouvelle étude réfute les autres et suggère que le pangolin constitue le chaînon manquant entre les chauves-souris et l’homme. Pour mener son étude, le département de bio-informatique et de médecine de l’Université du Michigan s’appuie sur un large volume de données, et des méthodes de bio-informatique précises pour analyser les génomes des virus. Les chercheurs ont ainsi pu mettre en évidence les carences des études précédentes. Les similarités entre le SARS-CoV-2 et le VIH-1 ne sont pas si étonnantes qu’annoncées, les protéines qu’ils partagent sont également communes à de nombreux virus. L’hypothèse du serpent en tant qu’hôte intermédiaire n’a pas résisté à la rigueur des scientifiques qui l’ont attribuée à des erreurs d’analyse. L’analyse des séquences ADN et des protéines prélevées dans les poumons d’animaux malades suggère que le pangolin est à l’origine de la transmission à l’Homme. Les protéines de l’animal sont en effet identiques à 91 % aux protéines du virus humain. D’autre part, la fameuse protéine « spike » qui permet au virus de se propager ne présente que cinq différences d’acides aminés par rapport au CoV-2 du SRAS. Tout porte à croire que le pangolin est effectivement le chaînon manquant entre l’animal à l’Homme. Les chercheurs n’excluent pas pour autant l’existence d’autres hôtes intermédiaires. C’est malheureusement lorsque la situation devient critique que les lanceurs d’alertes et la communauté scientifique sont entendus. Depuis plusieurs années, Bill Gates avertit le monde des risques de propagation d’une maladie infectieuse. Malgré les épidémies de SRAS de 2003 et de H1N1 en 2009, la communauté internationale a encore tardé à réagir et à mettre en place des mesures efficaces. Les efforts menés actuellement par les chercheurs répondent au besoin de traitement, mais aussi à prévenir la prochaine pandémie. Reste à savoir s’ils seront suivis d’effets. Sans stigmatiser les Chinois et leurs habitudes alimentaires, après tout certains mangent des grenouilles et des escargots, il faudra néanmoins tirer les leçons de la crise sanitaire que nous traversons. Un exercice qui s’annonce périlleux pour la sphère politique en général.
28-03-2020


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