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 L'Europe dénonce les cybercriminels

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31

Juillet

Si les Etats-Unis nous ont habitués à une politique du "name and shame" (dénoncer et condamner) en matière de cybercriminalité, la Commission européenne se faisait plus discrète sur ce volet. Mais dans une décision publiée aujourd’hui, la Commission annonce la mise en place de sanctions visant « six individus et trois entités responsables ou impliqués dans diverses cyberattaques ». Le communiqué indique que les personnes visées par les sanctions sont responsables ou impliquées dans le cadre d’attaques ayant visé l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques, ainsi que dans les attaques WannaCry, NotPetya et enfin l’opération CloudHopper. La décision vise quatre citoyens russes, accusés d’avoir tenté d’attaquer l’organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) en 2018. « La tentative de cyberattaque visait à pirater le réseau Wi-Fi de l'OIAC, ce qui, en cas de succès, aurait compromis la sécurité du réseau et les enquêtes en cours de l'OIAC. » Cette tentative a été désamorcée par les services secrets néerlandais. Ces quatre citoyens russes sont, selon la Commission européenne, tous membres de la direction générale des renseignements (GRU) de l’Etat-Major des Forces armées de la Fédération de Russie. Cette organisation est également visée par les sanctions de la Commission européenne, qui l’accuse également d’avoir été à l’origine de la diffusion du logiciel malveillant NotPetya en 2017, ainsi que d’avoir mené plusieurs attaques en 2015 et 2016, contre les infrastructures électriques ukrainiennes. Les accusations portées par la Commission européenne recoupent pour beaucoup celles annoncées auparavant par le gouvernement américain. L’un des citoyens chinois avait ainsi déjà été nommé par la justice américaine, tout comme c’était le cas pour l’organisation nord-coréenne Chosun Expo, dont les liens avec le groupe Lazarus avaient été mis en lumière en 2018. Les quatre citoyens russes visés par les sanctions étaient également tous connus de la justice américaine et sont tous répertoriés sur la liste Cyber’s Most Wanted du FBI. La Commission tient néanmoins à prendre ses distances avec la politique américaine en la matière et rappelle dans son communiqué que « les mesures restrictives ciblées ont un effet dissuasif et doivent être distinguées de l'attribution de la responsabilité à un Etat tiers ». En des termes plus clairs, la Commission se contente ici de nommer des individus et des structures, mais ne porte pas d’accusation directe sur d’autres pays. Les actes d’accusation américains n’ont pas cette subtilité diplomatique et leurs accusations visent clairement les gouvernements étrangers à l’origine des actes qui sont évoqués.



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L'Europe dénonce les cybercriminels

Si les Etats-Unis nous ont habitués à une politique du "name and shame" (dénoncer et condamner) en matière de cybercriminalité, la Commission européenne se faisait plus discrète sur ce volet. Mais dans une décision publiée aujourd’hui, la Commission annonce la mise en place de sanctions visant « six individus et trois entités responsables ou impliqués dans diverses cyberattaques ». Le communiqué indique que les personnes visées par les sanctions sont responsables ou impliquées dans le cadre d’attaques ayant visé l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques, ainsi que dans les attaques WannaCry, NotPetya et enfin l’opération CloudHopper. La décision vise quatre citoyens russes, accusés d’avoir tenté d’attaquer l’organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) en 2018. « La tentative de cyberattaque visait à pirater le réseau Wi-Fi de l'OIAC, ce qui, en cas de succès, aurait compromis la sécurité du réseau et les enquêtes en cours de l'OIAC. » Cette tentative a été désamorcée par les services secrets néerlandais. Ces quatre citoyens russes sont, selon la Commission européenne, tous membres de la direction générale des renseignements (GRU) de l’Etat-Major des Forces armées de la Fédération de Russie. Cette organisation est également visée par les sanctions de la Commission européenne, qui l’accuse également d’avoir été à l’origine de la diffusion du logiciel malveillant NotPetya en 2017, ainsi que d’avoir mené plusieurs attaques en 2015 et 2016, contre les infrastructures électriques ukrainiennes. Les accusations portées par la Commission européenne recoupent pour beaucoup celles annoncées auparavant par le gouvernement américain. L’un des citoyens chinois avait ainsi déjà été nommé par la justice américaine, tout comme c’était le cas pour l’organisation nord-coréenne Chosun Expo, dont les liens avec le groupe Lazarus avaient été mis en lumière en 2018. Les quatre citoyens russes visés par les sanctions étaient également tous connus de la justice américaine et sont tous répertoriés sur la liste Cyber’s Most Wanted du FBI. La Commission tient néanmoins à prendre ses distances avec la politique américaine en la matière et rappelle dans son communiqué que « les mesures restrictives ciblées ont un effet dissuasif et doivent être distinguées de l'attribution de la responsabilité à un Etat tiers ». En des termes plus clairs, la Commission se contente ici de nommer des individus et des structures, mais ne porte pas d’accusation directe sur d’autres pays. Les actes d’accusation américains n’ont pas cette subtilité diplomatique et leurs accusations visent clairement les gouvernements étrangers à l’origine des actes qui sont évoqués.
31-07-2020


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